N2 messieurs : les SN Harnes empoche la victoire devant le Mulhouse WP

L’Actualité de la FFN  le 04/06/2014

Les 24 et 25 mai, en N2 messieurs, le SN Harnes a remporté le titre devant Mulhouse WP. Les deux clubs accèdent à la N1 la saison prochaine. L’ASPTT Limoges et l’Union St-Bruno Bordeaux disputeront les barrages contre les 9e et 10e de N1, les 21 et 28 juin, les NC Moulins et SC Libellule Denain. Le FNC Douai occupe la 5e place, devant Antony N, 6e, l’AS Montgeron WP, 7e, les Marsouins d’Hérouville, 8e, Le-Pont-de-Claix GUC WP, 9e, SC Thionville, 10e, Angers N, 11e, La Rochelle, 12e. Enfin, les SCN Choisy-le-Roi, Orléans WP, Chenôve N et l’EN Lonjumeau prennent les 13e, 14e, 15e et 16e places.

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Ludovic Bavière : « Heureux mais soucieux »

Article de l’Alsace le 31/05/2014

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Le Mulhouse Water-Polo a brillamment décroché, le week-end dernier, le titre de vice-champion de France de Nationale 2 et accède ainsi à l’échelon supérieur. Depuis, une course contre-la-montre s’est engagée pour préparer, au mieux, la suite des événements.

L’euphorie de la montée a été de courte durée. A peine la fête digérée que les dirigeants du Mulhouse Water-Polo avaient déjà la tête à la saison prochaine. Car ce n’est pas tout de monter, derrière, il faut assurer. Et ils en sont bien conscients. Un budget à tenir, une équipe à renforcer si elle ne veut pas redescendre illico, et pérenniser ce lien créé cette année avec le public, toujours venu en nombre aux matches des Mulhousiens: voilà un programme qui risque de bien occuper le MWP cet été.

Ce qui inquiète peut-être le plus le président du MWP, Ludovic Bavière, c’est sans doute le fossé qu’il y a entre la N2 et la N1. «Je suis un président heureux, mais soucieux de voir comment on va assurer l’année prochaine, déclare-t-il. L’objectif est de ne pas faire l’ascenseur,donc essayer de se maintenir. On part d’un budget de 70 000€, et si on veut recruter étrangers, on devrait monter à 100 000 voire 130 000€. Or, on ne peut pas. Donc on doit trouver d’autres moyens pour essayer de faire venir des joueurs. Après, si on me fait cadeau de 100 000 €, je ne dis pas non ! »

«Notre club est en devenir »

D’un point de vue recrutement, la première mauvaise nouvelle est tombée cette semaine: le départ de Benoît Pachtem, venu l’été dernier de Strasbourg, pour jouer à Lille, en Pro A. Et forcément, après une telle saison, d’autres joueurs ont été contactés. La relève du club étant encore trop jeune pour être jetée au front en N1, la piste estudiantine est suivie pour renforcer l’effectif. Le club restant totalement amateur, les dirigeants pensent à attirer de potentiels jeunes joueurs grâce aux différentes possibilité d’études qu’offre l’université à Mulhouse.«On est déçu du départ annoncé par Benoit Pachtem alors que nous lui avons proposé un vrai projet sportif/professionnel, insiste Ludovic Bavière. Même si nous comprenons l’intérêt pour lui de jouer en Pro A, cela nous laisse en grande difficulté pour l’année prochaine. Cette saison, ils ont tous été 200% amateurs, et ils ont sué toute l’année, s’entraînant cinq à six fois par semaine. Notre club est en devenir. Notre école de formation pousse mais manque encore un peu de maturité. Dans deux ou trois ans, ça devrait aller. Mais on est en N1 et on doit assumer. »

«Une moyenne de 300 spectateurs »

Outre le niveau qui va considérablement changer, le président mulhousien s’inquiète aussi des spectateurs. Toujours trés nombreux dans des gradins de l’Illberg cette saison, il craint qu’il ne désertent la piscine en cas de défaites trop nombreuses. Or, il souhaiterait fidéliser ce public.«Comme on l’a vu lors de la finale FCM – Berck en basket, le potentiel public à Mulhouse est énorme, remarque Ludovic Bavière. Cette saison, on a eu une moyenne à 300 spectateurs, voire plus, ce qui est un l’un des publics les plus nombreux de France. Même des clubs de Pro A n’en réunissent pas autant. Quand on est rentré de Bordeaux (ou avaient lieu les play-offs), il y avait 30 personnes qui nous attendaient à l’aéroport. Bon, ce n’est pas le Réal Madrid.. mais c’est du water-polo! On est à un tournant. On monte, c’est bien, mais le risque c’est que ca s’effrite et brise la belle dynamique… » On n’y est pas encore, les Mulhousiens ont quelques semaines devant eux avant de sauter dans le grand bain.

Adeline Kuenemann

 

Water-polo Mulhouse accède à la Nationale 1.

Article du DNA le 26/05/2014

Taille champion

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Le Mulhouse WP disputait ce week-end à Bordeaux les barrages d’accession à la Nationale 1. Une victoire et deux matchs nuls plus tard, voilà l’équipe vice-championne de France (derrière Harnes) et qualifiée pour la N1.

«ON  VOULAIT tous être champion, rien d’autre. Et on a placé la barre très haut pour y arriver », jurait hier Mohamed Mezrag, le coach du MWP. Harnes, tenu en échec (8-8) par son équipe dans le même temps, n’a pas écouté. N’a pas  voulu s’effacer davantage et a même grillé la politesse au MWP en s’emparant du titre de champion de France de la N2. Laissant au passage une pointe d’amertume dans la voix de l’entraîneur.

«Il y a eu du suspense, mais les garçons étaient prêts »

« Finir ex aequo avec Harnes (à égalité de points) mais deuxième, c’est un petit regret », pointe Mohamed Mezrag. « Au bout de notre saison, longue et difficile, et de ces  trois gros matchs, on a  gagné en expérience.» Mais pas le titre tant rêvé… Alors pour se consoler, il y a (tout de même) cette place en Nationale 1, qui attend le club mulhousien à la rentrée. Un niveau  que n’a plus connu depuis les années 1990. Ce ticket pour l’antichambre du  monde professionnel arrive au bout d’une saison complète Mulhouse est arrivé dans le  Sud-Ouest préparé, après cinq semaines de répétitions, des matchs amicaux (Bâle,Colmar…) et d’attente. Verdict: si la confrontation face au favoris Limoges a mal démarré samedi soir (6-11), le MWP, plus complet, plus homogène a tenu la distance pour terminer 15-15. Le lendemain (hier), les organismes n’ont pas flanché pour autant. Mulhouse a même donné la leçon à l’hôte de ces barrages d’accessions, Bordeaux (9-3 puis 14-9).

Puis vint Harnes, hier après-midi, le match le plus physique du week-end. Et qui a paradoxalement apporté le plus de satisfaction au coach Mezrag. Harnes mène 2-3 à la mi-temps, le MWP remonte 8-8 dans les derniers instants… Et termine donc dans les deux premiers, devant Limoges et Bordeaux, synonyme de qualification pour la N1. «Cette montée est une grosse satisfaction, sachant que nous étions l’équipe la plus jeune du groupe, avec une moyenne d’âge de 20 ans », sourit l’entraineur. «On ne peut qu’être satisfait devant un objectif atteint », renchérit le président du MWP, Ludovic Bavière. Lui a suive les résultats depuis l’Alsace. «Il y a eu du suspense, c’était tendu tout le week-end. Mais les garçons étaient prêts, ils ont eu suffisamment de physique et de gnaque pour tenir. » Et maintenant? Ludovic Bavière n’y va pas par quatre chemins:  «La saison à venir s’annonce délicate. On va rencontrer des pros ou d’ancien pros. » «Notre équipe ne risque pas de changer énormément. Elle est jeune et nous souhaitons la faire monter en puissance », précise le président du club. Lu budget du MWP se situe aujourd’hui autour des 70 000 euros. Nul besoin de beaucoup plus pour l’échelon supérieur. Mais il faudra aussi songer à se renforcer. «Le tout est de recruter un ou deux joueurs intelligemment. Pas forcément des étrangers», glisse Ludovic Bavière. «Car notre objectif n’est pas de faire l’ascenseur.»

Réussir une si belle saison en N2 et y revenir dans un an serait effectivement du gâchis.

PETER BEER